L’échelle de la douleur, de 0 à 10, est ce que demande tout soignant en premier — et c’est ce qu’on oublie de noter. Une note par jour, par zone, et en trente jours la courbe dit si le geste marche, si ça stagne, ou s’il est temps de consulter. Tout reste dans votre navigateur.
Le Carnet de douleur
Chaque jour, notez la douleur de 0 (rien) à 10 (insupportable) pour une zone. La courbe des 30 derniers jours reste dans votre navigateur : rien n’est envoyé, rien n’est stocké ailleurs.
Échelle EVA : comment noter juste
L’échelle visuelle analogique va de 0 — aucune douleur — à 10 — la pire douleur imaginable. Ce qui compte n’est pas la valeur absolue mais la variation : un 6 qui devient 4 en dix jours dit que le geste est le bon ; un 4 qui reste 4 pendant trois semaines dit qu’il faut changer de stratégie ; un 3 qui monte à 7 en deux jours dit qu’il faut voir quelqu’un. On note toujours au même moment de la journée — le matin au lever pour un dos, le soir pour des jambes lourdes, après la séance pour un tendon.
| Note | Ce que ça veut dire | Ce qu’on fait |
|---|---|---|
| 0 – 2 | Gêne, on l’oublie en bougeant | On continue la routine, on entretient |
| 3 – 5 | Douleur présente, activité possible | Le geste du soir, chaud ou froid selon le cas, marche quotidienne |
| 6 – 7 | Douleur qui limite, réveils possibles | Repos relatif, on ne force pas ; si pas de baisse en 7 jours, on consulte |
| 8 – 10 | Douleur qui empêche tout | Médecin ou urgences selon les signaux (perte de force, fièvre, gonflement brutal) |
Ce que la courbe révèle en trente jours
Une douleur mécanique — dos, genou, tendon — descend par paliers, avec des jours moins bons après un effort ou une mauvaise nuit : la tendance compte, pas le point isolé. Une douleur inflammatoire dessine autre chose : des pics le matin, une amélioration après avoir bougé, parfois une remontée le soir. Et une douleur qui ne bouge pas malgré un geste bien fait pendant trois semaines mérite un avis : c’est exactement ce que fait le Bilan à distance, avec votre courbe copiée-collée.
Les notes ne quittent jamais votre appareil : pas de compte, pas d’envoi, rien côté serveur. Le bouton « Copier mes notes » sort un texte à coller dans un message ou à montrer à votre kiné.
Ce que dessine une douleur,selon ce qu'elle est
Une descente en escalier
Dos, genou, tendon : la note baisse par paliers, avec des jours moins bons après un effort ou une mauvaise nuit. C’est la tendance sur dix jours qui compte, jamais le point isolé.
Des pics le matin
Raideur au réveil, amélioration après avoir bougé, parfois une remontée le soir. Si ce profil dure plusieurs semaines, il mérite un avis : ce n’est pas un simple dos raide.
Rien ne bouge
Trois semaines de geste bien fait sans aucun changement : ce n’est pas un échec de votre part, c’est une information. On change de stratégie, ou on montre la zone.
L'échelle de la douleur,c'est la première question du soignant
« Sur dix, vous mettez combien ? » — la question arrive à chaque consultation, et presque personne n’a la réponse d’hier, encore moins celle d’il y a trois semaines. Une note par jour prend cinq secondes et transforme une impression en tendance : c’est ce qui permet de dire « ça descend lentement » plutôt que « c’est pareil », et de savoir quand changer de stratégie.
Notez toujours au même moment : le matin au lever pour un dos, le soir pour des jambes lourdes, juste après la séance pour un tendon. Et pour un tendon, la note qui compte n’est pas celle de l’exercice mais celle du lendemain matin : revenue au niveau de base, la dose était bonne ; toujours haute, elle était trop forte.
Pour aller plus loin : la silhouette des zones · chaud ou froid · le minuteur d’étirement.
